Bals Musette, Accordéon, Chants et Danses
par Rosaly-Bonheur.

Voici le premier numéro d’une série d’article dédié, bien évidemment, à l’histoire des Bals Musette et de ses inséparables amis, l’Accordéon, la Danse et le Chant.

D’autres articles sur ce thème suivront au grès de nos rencontres et inspirations, car vous le savez, nous adorons l’ambiance « Bal Musette », joyeuse, chantante, dansante, c’est la musique du Bonheur.

LES DANSES DES BALS MUSETTE

Voici une petite histoire des bals musette destinée aux danseurs. Ce sera sans doute utile pour avoir des idées plus précises sur les origines de chaque danse.

D’où qui viennent ces bals ???

Ils sont nés à Paris au cours du 18ème siècle et c’est au cours du 19ème qu’ils se développent davantage.

Le nom de bal musette vient de l’instrument (la Musette) utilisée à l’époque.  Cet instrument ressemble à une cornemuse constitué d’une poche d’air et d’un tuyau muni d’une anche double.

Le bal musette était donc au 19ème siècle, un bal qui comportait au moins une musette dans l’orchestre. Les bals musette à cette époque se tenaient hors de la capitale. Ils étaient majoritairement tenus par les auvergnats dont l’immigration était importante à cette époque.

Les auvergnats avaient amené avec eux les musiques et les danses qu’ils pratiquaient chez eux. C’était essentiellement la bourrée, mais aussi les valses, la scottiche, la polka, la marche, la mazurka…

Jusqu’à 1918

Au début du 20ème siècle, c’est l’immigration italienne qui prend le relais et les Italiens créent aussi leurs bals dans les faubourgs. Dans les bals italiens, l’instrument roi n’est pas la musette mais l’accordéon.  

Les relations entre Italiens et Auvergnats sont souvent conflictuelles. Certains pourtant ont pu fédérer ces deux mondes et prendre le meilleur de chacun.

Les pionniers furent Charles Peguri accordéoniste (1879-1930), Emile Vacher accordéoniste (1883-1969), et Martin Cayla le cabretaire (1889-1951).

A la fin de la guerre de 1918 le genre évolue.

  • le Foxtrot venu d’Amérique et des salons mondains se développe et envahit les bals musette.
  • Le tango, venu aussi d’Amérique, mais du Sud se développe dans les salons parisiens à partir de 1907 et attéri lui aussi dans les bals des faubourgs.
  • Les marches deviennent de plus en plus hispanisantes et se dansent en paso doble.
  • La mazurka s’accélère et se danse de manière plus simple en java.
  • La valse aussi  s’accélère et devient valse musette.
  • La rumba, mais attention, cette rumba là n’a que peu à voir avec celle des danses. sportives. Elle vient bien de Cuba, mais le tempo en est plutôt rapide, tout comme celui du mambo qui suivra un peu plus tard.
  • Le boléro lui aussi d’origine cubaine est plus lent.
  • Le boston est venu aussi d’Amérique et est une forme de valse lente.
  • Le Charleston été créé aux Etats Unis à la fin 1920, et a, en raison de son style dynamique et spectaculaire, un succès considérable. C’est la ville de Charleston en  Caroline du Sud qui lui donne son nom. Il est introduit en France en 1925, par la « Revue Nègre» qui se produit alors au théâtre des Champs Elysées et par la danseuse noire Américaine Joséphine baker.
Petit à petit avec l’arrivée du jazz et du swing, les rythmes se font de plus en plus swingués, mais la valse reste la danse de prédilection. On voit poindre alors le genre swing musette vers les années 1940 porté en partie par des musiciens gitans.
Un déroulement typique d’un bal était d’y inclure deux valses, un tango, une polka, une java, un fox-trot, une rumba et éventuellement d’autres danses selon les lieux. Et le cycle recommençait.

Après-guerre 1945

Au retour de guerre de 1945, le style musette atteint les sommets. Il représente la France et la musique populaire.

Les accordéonistes sortant du lot sont : André Verchuren, Aimable, Yvette Horner, Louis Corchia, Maurice Larcange, Bruno Lorenzoni….etc pour les plus connus.

C’est toujours la valse musette qui tient le haut du pavé pour les danseurs.

En 1954, le Cha-cha-cha, un dérivé du mambo est introduit dans le répertoire des bals musette.

Les marches, polkas, scottishes et autres galops tombent en désuétude pour laisser la place au rock’n roll qui devient à la mode avec un nouvel instrument, la guitare électrique.

Les Années 1960

À partir de la fin des années 1960, le genre musette commence à régresser.

Les causes diverses : le développement du rock’n roll, le développement de l’emprise croissante des musiques anglo-saxonnes à la radio, le développement des musiques amplifiées, des synthétiseurs qui relèguent les musiciens du musette au rang de fossiles.

Les quartiers populaires se déplacent vers les banlieues.

AUJOURD’HUI,

Le style musette semble renaître de ses cendres. La belle chanson française revient en force. Des groupes comme Rosaly Bonheur, nous donnent à entendre de belles musiques qu’on danse avec joie et ferveur.

Ce qui manque le plus se sont les danseurs.

Ceux qui s’efforcent de retrouver la beauté et la fluidité de ces danses qui ont rendu nos parents si joyeux.

Voila pour ce premier article, nous espérons qu’il vous plaira.
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À bientôt – Rosaly

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